Extrait de l’Annuaire 1950 des témoins de Jéhovah
TCHÉCOSLOVAQUIE (Suite et fin)
Déjà en faisant les préparatifs pour cette assemblée, on avait remarqué que les autorités ne manifestaient pas une attitude amicale envers les témoins de Jéhovah et qu’elles cherchaient une occasion d’entraver leur activité croissant si rapidement. Cette occasion se présenta deux mois et demi plus tard, à la fin de novembre 1948. La police secrète d’État entra dans le bureau de la filiale de la Société à Suchdol, près de Prague, et arrêta tous les collaborateurs ainsi qu’un certain nombre de frères de Prague, ceux qui étaient membres du comité des deux associations tchécoslovaques. Les machines, l’équipement de bureau, les fichiers, archives et publications se trouvant à la filiale furent confisqués et en plus les collaborateurs perdirent beaucoup de biens personnels, vêtements, sous-vêtements etc. Le même jour la police de sûreté de l’État, conjointement avec la gendarmerie de l’État, fit des visites domiciliaires dans toute la Tchécoslovaquie, dans tous les groupes des témoins de Jéhovah et également chez des proclamateurs isolés. Beaucoup d’écrits furent confisqués outre les archives et la correspondance. Dans de nombreux endroits des membres de la gendarmerie de l’État interdirent aux frères et sœurs de se réunir et de prêcher l’évangile, malgré le fait qu’aucune décision écrite n’avait encore été publiée.
Après de longues enquêtes, la police de sûreté de l’État livra les collaborateurs de la filiale au tribunal de l’État. Cette cour fut cependant incapable de produire des preuves pour appuyer l’accusation et fut donc dans l’impossibilité de rédiger un acte d’accusation contre eux. Après une attente de huit mois le procès fut suspendu. Mais tout le monde sera certainement étonné d’apprendre que ces hommes et femmes chrétiens, innocents, ne retrouvèrent pas leur liberté, car la police de sûreté de l’État remis la main sur eux et les fit comparaître devant une commission spéciale appelée “ Commission des travailleurs ”, qui les condamna tous à deux ans de travaux forcés dans un camp, et cela sans produire une seule preuve pour appuyer l’accusation pesant sur eux. La commission ne vit pas la nécessité de prouver la culpabilité de nos frères et sœurs.
Il n’y a aucun doute, les éléments ennemis voulaient prendre cette mesure contre les témoins de Jéhovah en Tchécoslovaquie pour liquider la filiale de la Société, éliminer les membres du comité des deux associations et priver ainsi le peuple de Dieu d’une direction. Ils pensaient que s’ils pouvaient réussir dans cette entreprise ils rendraient notre activité impossible. Mais bientôt après cette intervention le contact entre les serviteurs du Très-Haut fut rétabli.
En passant en revue avec joie le travail de cette année écoulée, nous constatons que les témoins de Jéhovah en Tchécoslovaquie se sont bien rappelés la résolution adoptée à l’assemblée de Prague et l’ont suivie : “ Nous, témoins de Jéhovah... sommes déterminés à augmenter de plus en plus ce service béni, et par la grâce du Seigneur à persévérer dans cette voie — dans les occasions favorables et dans les moments difficiles — et à publier l’évangile du Royaume de Dieu avec un zèle plus grand encore. ”
HONGRIE
En Hongrie, les épreuves que subirent nos frères et sœurs en allant de l’avant et en louant de plus en plus le Seigneur ont été grandes. En dépit de l’opposition gouvernementale et surtout en dépit des organisations religieuses, nos frères et sœurs restent décidés à ne pas se laisser arrêter dans la prédication de la bonne nouvelle à leurs compatriotes. Au début de l’année de service de nombreuses conférences publiques eurent lieu sans grande opposition, mais au fur et à mesure que l’année avançait, les difficultés grandirent et actuellement le travail de nos frères et sœurs se trouve limité au témoignage de maison en maison, aux visites complémentaires et aux études bibliques. Mais malgré qu’ils soient depuis plusieurs années derrière le rideau de fer, nous les voyons réaliser une augmentation en proclamateurs. Dans les circonstances actuelles, il faut un véritable amour pour Dieu pour prendre position pour le Royaume. Le serviteur de la filiale nous décrit d’une manière frappante ce qui se passe là-bas.
En cette période d’après-guerre, le clergé continue à user de tout son pouvoir pour empêcher les gens de bonne volonté d’apprendre la vérité divine. Dans le passé nous fûmes dénoncés aux autorités comme “ communistes dangereux ”. Sachant qu’il n’aurait maintenant aucun succès en nous accusant de la sorte, le clergé s’efforce présentement de nous déclarer comme étant des “ mercenaires impérialistes dangereux ”, agissant contre la Démocratie populaire. Certaines personnes, encore sous l’influence cléricale, occupent des charges officielles, et c’est par elles que le clergé répand de tels mensonges, s’efforçant d’obtenir des autorités actuelles des persécutions contre nous et des entraves à notre œuvre. Comme exemple, voici le rapport que nous envoie un pionnier :
“ Un groupe voisin de mon secteur décida d’organiser une conférence publique dans un village proche, comme ce groupe n’avait pas d’orateur il me demanda de faire la conférence. Ces villages catholiques romains ont toujours été sous la domination du clergé, aussi jusqu’à présent fut-il impossible d’y présenter le message. Les fonctionnaires, influencés par le clergé, aidèrent à en chasser les frères et sœurs. Mais, en harmonie avec la loi, et croyant que les autorités auraient l’esprit démocratique, les frères et sœurs les avertirent de leur intention d’organiser une conférence publique. L’avis fut accepté sans difficultés. Environ 60 proclamateurs travaillèrent la localité, ne rencontrant que peu d’opposition. Pour donner la conférence on choisit la cour d’un château inhabité où l’on installa des bancs pour le public.
Les gens commencèrent à arriver. Au moment où la conférence allait débuter, une trentaine de personnes arrivèrent encore et s’assirent derrière, le dos contre le mur du château. Comme ces gens nous paraissaient assez suspects, les frères se répartirent autour de l’auditoire, prêts à contrecarrer une éventuelle émeute. Avant la conférence nous chantâmes un cantique et le président introduisit l’orateur par une brève présentation. Avant que celle-ci fût achevée, dans un nuage de poussière, une pluie de pierres et de tuiles s’abattit sur l’auditoire. Cet acte inattendu sema la panique parmi les assistants et les émeutiers en profitèrent pour se ruer sur eux. Des œufs pourris volèrent dans toutes les directions ; le contenu de nos serviettes fut vidé par terre, tourbillonna dans l’air et fut brûlé ; nos bicyclettes furent démolies pendant que les chefs de bande hurlaient les noms inventés par leurs prêtres : “ Sales impérialistes, chauvinistes, réactionnaires ” etc. Nombreux furent ceux qui quittèrent la scène de cette attaque scandaleuse, couverts de sang et les vêtements déchirés.
Entre temps l’un des nôtres courut informer de l’émeute le commissaire de police qui avait accepté notre avis annonçant la conférence et lui demanda d’envoyer quelques policiers. Mais sa demande fut rejetée. Trois agents de police n’étant pas de service furent témoins de cette action honteuse et l’observèrent en souriant et sans protester. Plus tard, nous cherchâmes à découvrir d’où cette attaque venait, ce qui ne fut pas difficile, car les émeutiers eux-mêmes reconnurent que la jeunesse du syndicat des entrepreneurs avait été excitée contre nous par deux prêtres catholiques.
De nombreuses expériences montrent que tout est entrepris pour entraver l’œuvre de prédication des témoins de Jéhovah. Des lois et des ordonnances sont appliquées à tort. Si cela peut servir à atteindre le but désiré, de faux témoins sont dressés contre nous. Nos accusateurs s’y prennent avec tant de ruse que les autorités sont souvent obligées d’enquêter. Il arrive donc souvent que les frères et sœurs sont arrêtés et détenus pendant plusieurs jours, pour n’être libérés que lorsque les accusations sont reconnues comme étant fausses. Un frère nous raconte le procès d’une sœur ayant été détenue :
“ Aujourd’hui, le cas de sœur A. G., détenue, fut entendu devant le Tribunal du Peuple. Je fis mon possible pour arriver assez longtemps d’avance. Je me trouvais devant le palais de justice lorsque la sœur fut amenée en voiture cellulaire escortée d’un gardien armé. Elle avait bonne mine et était calme. Une heure plus tard on l’introduisit devant le juge et je fus également autorisé à prendre place dans la salle. “ Vous avez prêché la fin du monde ” lui dit le juge. “ J’ai parlé du Royaume de Dieu et d’un glorieux monde nouveau de liberté ” répondit la sœur. “ Le monde actuel qu’érige la démocratie n’est-il donc pas bon ? ” demanda le juge. “ Je n’ai rien contre lui, dit la sœur, mais si Dieu a résolu de créer un monde nouveau, nous devons l’annoncer aux gens ! ” “ Vous pouvez laisser cette besogne aux prêtres ” répliqua le juge. “ Nous serions heureux de le faire, mais eux ne le font pas, tellement ils sont occupés de politique et d’autres affaires ” dit la sœur. Elle se conduisit très bien pendant tout l’interrogatoire et il était facile de voir qu’elle ne les craignait pas. Dans ses réponses à de nombreuses questions elle embarrassa même fortement le juge. Après que l’avocat de la défense, désigné par la cour, eut prononcé sa brève plaidoirie, la cour se retira pour délibérer et la décision fut lue après une dizaine de minutes. La sœur fut acquittée et immédiatement libérée, car on ne la trouva pas coupable d’agissements contre la démocratie. ”
Deux pionniers mariés nous racontent un autre cas : “ Nous venions d’achever nos visites complémentaires et étions sur le point de retourner chez nous, lorsqu’un agent nous accosta. Il demanda nos papiers d’identité. Nous montrâmes nos permis de circulation, mais il désirait voir une pièce nous autorisant à distribuer quelque chose. Après avoir montré nos cartes d’identité il nous conduisit au poste de police le plus proche où nous fûmes interrogés et où nos papiers furent examinés et trouvés en ordre. Nous profitâmes de cette occasion pour rendre un bon témoignage, et l’agent nous dit que le prêtre de la localité nous avait dénoncés, déclarant que nous colportions des marchandises défendues et qu’on devait nous obliger à fournir des preuves légales de notre identité. Lorsque nous quittâmes l’agent il dit que nous pouvions continuer notre travail et nous souhaita la plus riche bénédiction de Dieu et un bon succès.
Pour le moment nous concentrons nos efforts particulièrement sur les visites complémentaires et les études bibliques à domicile, nous continuons également notre prédication habituelle de maison en maison, sans publications, mais à l’aide de la Bible. De même que nous ne pouvons donner des conférences publiques, il n’est pas possible non plus d’organiser des assemblées de circuit. Cependant au cours de l’été, nous prîmes des dispositions pour procéder à des baptêmes dans différentes régions du pays, plusieurs groupes des environs y assistèrent. Lors de ces occasions nous dressâmes un programme compensant autant que possible celui des assemblées de circuit. Au cours de l’année, 256 hommes et 471 femmes, soit 727 personnes, ont symbolisé leur consécration par l’immersion dans l’eau. Au cours de l’année, 41 discours funèbres ont été prononcés lors d’enterrements devant des assistances de 80 à 500 personnes. La plupart de ces enterrements étaient ceux de personnes encore membres d’une église mais dont la famille, pour une raison ou pour une autre, était en désaccord avec le clergé. Les frères sont heureux d’accepter lorsqu’on leur demande un tel service et ils en profitent pour parler de l’espérance qui est nôtre. Un serviteur de groupe nous relate l’expérience suivante :
“ C’est avec plaisir que je vous raconte l’expérience faite lors d’un enterrement. Un homme de notre voisinage qui appartenait à l’église réformée mourut, mais son pasteur ne voulait pas l’enterrer parce qu’il était en retard dans le paiement de ses taxes paroissiales. Le pasteur exigeait que les parents règlent les arriérés avant l’enterrement. La famille, qui nous connaissait bien, indignée, nous demanda de nous occuper de l’enterrement. Naturellement, nous fûmes heureux d’accepter et pûmes dispenser à 220 personnes environ le message réconfortant sur le sujet : “ Où sont les morts ? ” Nous apprîmes par la suite que l’homme ne devait à l’église que 2.50 florins (0.22 dollars). ”
Avec vous et avec tous nos frères et sœurs du monde entier, nous sommes prêts, jusqu’à la fin ultime, à continuer le combat pour la vraie adoration, sous la conduite de notre grand Roi, Christ Jésus.
ÎLES BRITANNIQUES
Les témoins de Jéhovah en Grande-Bretagne subirent de grandes épreuves pendant la guerre. Depuis ce temps-là, le gouvernement essaie de sortir de ses difficultés financières, et, naturellement c’est le peuple qui encaisse les contre-coups. La partie commerciale de l’organisation du diable souffre dans la plupart des pays, et la Grande-Bretagne ne fait pas exception. Dans ce pays, l’élément politique s’efforce de maintenir la stabilité économique de la nation, non seulement pour le pays mais même pour le bien du Commonwealth. En même temps, l’élément religieux orthodoxe travaille en unité étroite avec l’organisation commerciale et politique. Il est tout à fait évident que l’étude de la Bible a été négligée par ces instructeurs religieux. Les organisations protestantes de Grande-Bretagne ne furent jamais en bons termes avec les catholiques. Maintenant les catholiques déploient de grands efforts pour améliorer leurs relations avec les anglicans afin de gagner plus d’autorité sur les organisations politiques. Superficiellement ils semblent enregistrer un certain succès. Mais pendant que les catholiques et les protestants font des avances aux conducteurs politiques pour gagner leur amitié, ils négligent de dispenser au peuple la nourriture spirituelle si nécessaire. Ce fait est très évident, non seulement aux témoins de Jéhovah, mais également au peuple en général. Ceux qui croient encore à la Bible observent le manque de foi de la part de leurs nombreux amis et parents et la décadence générale du bien-être spirituel de la nation. Beaucoup de personnes ne trouvent plus de place dans leur vie pour l’église.
D’autre part, en ces derniers jours du vieux monde, nous trouvons les témoins de Jéhovah très zélés, occupés à prêcher : “ Le royaume des cieux s’est approché ”, et s’efforçant de diriger l’esprit des gens vers la Bible. Même les journaux notent ce fait, et le rapport annuel du serviteur de la filiale en Grande-Bretagne commence sur ce ton.
Partout dans le pays s’élève le cri : Qui sont les témoins de Jéhovah ? Répondant à la question un journal dit : “ Les congrégations des églises et des temples ont diminué dans des proportions alarmantes. Des milliers d’enfants sont élevés sans ou avec très peu d’instruction religieuse et pourtant il y a une croyance qui inspire à ses membres une ferveur sublime. L’enthousiasme ardent des témoins de Jéhovah est quelque chose qui devrait faire réfléchir le clergé et ses congrégations réduites. Oui, il devrait beaucoup réfléchir. Pourquoi ce mouvement constitue-t-il un aimant si puissant ? Pourquoi ses membres sont-ils remplis d’une telle ardeur ? Une des réponses est que les témoins de Jéhovah croient qu’il faut porter la religion au peuple. Ils croient qu’il faut prêcher de porte en porte. Leur ardeur intense constitue un défi aux évêques et au clergé. ”
Il est donc manifeste que les témoins de Jéhovah en Grande-Bretagne cherchent à accomplir leur mission divine de prêcher l’évangile du Royaume et de laisser briller leur lumière. Humblement, nous exprimons notre gratitude à Jéhovah pour ce qu’il nous a dispensé si abondamment pour nous permettre de faire progresser l’œuvre qu’il nous a confiée. La nouvelle brochure Conseils aux témoins de Jéhovah sur l’Organisation Théocratique n’est pas la moindre de ces bonnes choses. La maturité de pensée et le secours bienveillant qu’elle apporte à tous ceux qui ont un désir sincère de servir Dieu “ de plus en plus ” est d’une valeur inestimable, et nous en sommes reconnaissants.
Il est vraiment réjouissant de voir le grand nombre de jeunes personnes qui apprécient les privilèges et les responsabilités du service du Royaume. Leurs privilèges sont grands car ils ont pour eux la jeunesse et comme “ les champs... déjà blanchissent pour la moisson ”, des possibilités énormes sont à leur portée. Nous espérons aussi que beaucoup d’autres profiteront des privilèges du service à temps complet, car nous avons besoin de pionniers et pour tous il y a énormément de place dans le champ. La population des îles Britanniques compte plus de 40 000 000 de personnes. Nous aspirons au jour où le nombre de proclamateurs du Royaume atteindra un pourcentage plus élevé qu’aujourd’hui. Conformément à sa promesse, “ le Seigneur libère les captifs ”, beaucoup de ceux qui ont été liés par des chaînes religieuses entendent le message, s’affranchissent et trouvent la paix et la sécurité dans l’organisation de Dieu. De toutes parts dans le champ retentissent des appels à l’aide, et donner cette aide exige du temps et des efforts que seul le service à temps complet, sans entraves, peut permettre. Nous n’avons pas encore atteint notre quote-part en pionniers, les dix pour cent du nombre total des proclamateurs.
Conférences publiques. L’activité des conférences publiques a beaucoup contribué au chant de louanges, car cette branche de service s’est fortement accrue au cours de l’année. En 1947 le nombre total de conférences données dans des locaux et en plein air fut de 9 756, et en 1948, de 13 246 ; mais, au cours de l’année qui vient de s’écouler nous avons tenu 22 437 conférences. Presque toutes furent annoncées au moyen de feuilles d’invitation portant le message opportun au verso. Nous sommes également au pas dans le mouvement progressif en ce qui concerne les plus récents titres, et nous avons expérimenté l’aide pratique que fournit l’école du ministère théocratique pour équiper les frères comme ministres capables “ portant la parole de vie ”. Près de 10 000 000 de feuilles d’invitation ont été imprimées au bureau de Londres pour appuyer cette campagne de conférences publiques dans le pays entier. Nous avons suivi l’exemple donné par Christ Jésus et ses disciples en organisant régulièrement, chaque semaine, ces réunions aux coins des rues, sur les nombreux terrains nettoyés des décombres des bombardements et dans les parcs aussi bien que dans des salles. Nous avons aussi enregistré une bonne fréquentation lors des conférences données dans les différents locaux où ont lieu les études de livre, et ce moyen s’avéra très pratique pour aider les intéressés de bonne volonté.
Campagne d’abonnements. Au cours d’octobre, la campagne avec Réveillez-vous ! rapporta 21 000 nouveaux abonnés. L’effort concentré sur les périodiques, de janvier à avril, nous procura approximativement 37 000 nouveaux abonnés aux deux périodiques, ouvrant la voie à des visites complémentaires et des études intéressantes chez les personnes nouvellement atteintes. Le département des abonnements a eu à s’occuper de 97 713 abonnements nouveaux et renouvelés, soit 12 000 de plus qu’en 1948. Les quantités de périodiques que nous recevons en gros ont été limitées par le contingentement des importations, mais ceux que nous avons eu ont été employés efficacement dans le travail dans les rues.
Les pionniers ont dû faire preuve d’un service désintéressé pour étendre le témoignage aux îles au nord et à l’ouest de l’Écosse, car, la plupart du temps, ces territoires sont déserts et sauvages. De petits groupes ont été formés en ces lieux isolés. Là-bas la fausse religion est profondément ancrée et des efforts patients sont nécessaires pour extirper des traditions enracinées depuis si longtemps et pour leur substituer les vérités du Royaume. Le clergé s’oppose en outre avec acharnement, mais en dépit de tout, ces lieux perdus entendent le message et y croient. La même chose se produit en Irlande du Nord où le protestantisme ne se manifeste que pour crier sa haine violente contre son adversaire, le catholicisme romain. Entre ces deux rivaux, et subissant l’opposition des deux, l’œuvre du Royaume avance merveilleusement et le pourcentage d’augmentation en proclamateurs dans les six comtés d’Irlande du Nord est supérieur à celui de n’importe quelle autre partie des îles Britanniques. Un progrès magnifique a été réalisé, probablement parce que dans ce territoire, il y a, proportionnellement à la population, plus de pionniers que n’importe où ailleurs. Dans cette région une grande publicité fut provoquée par la demande d’un exposé contradictoire à laquelle répondit le serviteur de district. La salle de la maison communale de Portadown fut louée et 600 personnes s’y réunirent tandis qu’à l’extérieur 400 autres ne pouvaient entrer. Un président tout à fait impartial veillait au bon ordre. Bien que nous ne nous attendions pas à de grands résultats de tels débats, dans ce cas-ci les circonstances semblaient les exiger, et les vérités du Royaume furent exposées pendant une heure. Il est évident que la présentation logique de ces vérités, appuyée de textes bibliques, a éveillé dans l’esprit de beaucoup d’auditeurs le désir d’en entendre davantage. C’est ainsi que le message du Royaume pénètre dans les forteresses de la religion, et ouvre les yeux de beaucoup de personnes. (À suivre)